Profession : indien

Éd. Trois, Laval, 1996, 133 p.

Résumé

Une Québécoise dans la trentaine se lie, à Montréal, à un Indien brésilien, demandeur du refuge politique au Canada. À titre de journaliste, elle se rend ensuite au Brésil pour couvrir le Sommet de la Terre. Elle sillonne ce pays de tous les contrastes et, en particulier, les lieux où a vécu l’Indien, soulevant ainsi le voile dont il s’était enveloppé. La conférence de l’ONU sur le développement et l’environnement, tenue à Rio de Janeiro en 1992, lui donne l’occasion de repenser le rapport à l’autre et au tiers-monde, d’interroger l’histoire et l’attitude du colonisateur face à l’indigène dans le contexte du 500e anniversaire de la conquête des Amériques.

Un récit qui offre émotions, réflexions, couleurs, parfums et itinéraires sans tomber dans l’exotisme de pacotille.

Extrait

« Elle ne pensait pas que la prédiction d’un moine zen et d’une cartomancienne de Rio de Janeiro s’accomplirait. Mais oui. Deux ans plus tard, la voici de nouveau au Brésil. Assise dans un fauteuil de velours vert sous un toit de Copacabana, un jour d’avril de l’an 1992. Cette fois, il ne s’agit pas d’un long séjour de ressourcement mais bien de travail. D’ici quelques semaines débutera la 2e Conférence mondiale de l’ONU sur le développement et l’environnement. Pour le journal auquel elle collabore, Christine couvrira la participation des autochtones à ce « Sommet de la terre »  et à la 1re Conférence internationale des peuples indigènes. Son exil initial en terre brésilienne lui avait révélé la grâce d’être vivante. Les données accumulées au cours de son voyage avaient formé deux tas dans le printemps québécois: la pile des apparences et celle des fruits d’un jardin secret. Devant les monticules du mirage et de la connaissance, elle apprenait depuis à respirer, inspirant les bienfaits, expirant les immondices. L’aventure façonnée en expérience. […]

« Indien/Brésilien/réfugié: elle s’était enthousiasmée devant ce triptyque vivant. Sauver l’Amazonie, l’Indianité, la Source, secouer le matérialisme occidental, secourir un démuni, de surcroît originaire du Brésil, pays que Christine chérissait pour y avoir souffert et aimé. Peut-être ainsi transcenderait-elle la grisaille de ce préhiver montréalais si distant des braises du Brésil où elle avait brûlé … »

 

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